Pourquoi la surveillance de masse induite par la loi sur le renseignement n’empêchera aucun attentat.

Un des arguments les plus entendus de la bouche des défenseurs de cette loi est « si nous ne la votons pas, nous serons responsables du prochain attentat ». Autrement dit « vous autres, opposants, vous faites les complices du terrorisme ».

L’argument porte, comme tous les arguments bassement populistes qui parlent aux tripes plutôt qu’à la cervelle.

Comment Facebook vous espionne, même si vous n’êtes pas inscrit

Depuis le 30 janvier 2015, une nouvelle politique d’utilisation des données est en vigueur sur Facebook. Les règles sont rassemblées au sein d’une belle page, bien organisée et bien illustrée. Mais derrière cette clarté de façade se cachent des éléments intrusifs dont notre vie privée se serait bien passée. Si le modèle économique de Facebook est basé sur une connaissance approfondie des habitudes des inscrits, et on oublie parfois que Facebook nous espionne même en dehors du réseau social. Et ceux qui ne sont pas inscrits sur le réseau social seront heureux d’apprendre qu’ils sont aussi concernés.

Naissance d’une nouvelle pathologie : l’algorithmophobia

On connaissait les technophobes et les les néoluddites. On connaissait les nomophobes, phobie contemporaine capable de déclencher des crises d’angoisse à l’idée d’être séparé de son smartphone. On connaissait la « Fear Of Missing Out » (Fomo), qui n’est pas – encore – une phobie mais à tout le moins une crainte de passer à côté de quelque chose d’important, et l’on connaissait également les stratégies de remédiation mises en place par les acteurs technologiques « While You Were Away » (Wywa).

Les Ombres du Net

Un jour sûrement, il y aura sur Internet plus de morts que de vivants. Mais t’es-tu lecteur déjà demandé comment était la vie en ligne dans l’au-delà ?

Tu te réveilles les yeux brumeux. Ta main cherche machinalement le smartphone. Tu déverrouilles l’écran et te voilà connecté aux Internets. Tu commences ton périple journalier. Un peu de web, des apps sociales, du LOL, un RT par-ci, un like par-là, un petit Instagram culinaire, un Vine improbable. Tu consommes, tu produis, bref tu mènes ta barque numérique, insouciant, le cœur léger.

Guide de survie en milieu cookie

«En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.»
Vous n’en pouvez plus de ce message qui s’affiche sans cesse sur Internet ces derniers mois ? Le plus simple alors est de cliquer sur “OK” et d’en finir.
Mais si jamais l’idée vous venait de vouloir répondre “Non”, un seul clic n’y suffira pas. Il faut un tutoriel entier.

Première possibilité : bloquer les cookies sur le navigateur

Chaque navigateur Internet permet de bloquer les cookies tiers, ces fichiers qui vous suivent sur Internet de site en site.

  • Firefox: Paramètres -> onglet Vie privée -> menu Règles de conservation -> Utiliser les paramètres personnalisés pour l’historique.
  • Internet Explorer: Outils -> Option Internet -> onglet Confidentialité -> Paramètres -> Déplacer le curseur vers le haut -> cliquer sur OK.
  • Chrome: menu Paramètres -> Afficher les paramètres avancés -> cliquer sur Paramètres de contenu ->  puis cocher la case Bloquer les cookies et les données de sites tiers -> cliquer sur OK.
  • Safari: Réglages -> Safari -> Bloquer les cookies -> Toujours bloquer.

Deuxième possibilité : Utiliser un add-on

Après l’épisode 1, on vous a proposé une liste d’outils qui permettent de suivre ou de bloquer certains trackers, dont les cookies.
Disconnect, par exemple, est une petite extension qui affiche à tout moment sur la barre du navigateur les cookies utilisés par le site sur lequel on navigue.

Troisième possibilité : Utiliser l’add-on Share Me Not

Les deux premières méthodes permettent de venir à bout des cookies des régies publicitaires, mais les réseaux sociaux posent aussi leurs radars sur nos navigateurs (vous en saurez plus à ce propos dans l’épisode 3 de Do Not Track). Pour les éliminer, il faut recourir à l’extension Share me not qui bloque les boutons des réseaux sociaux et évite ainsi de se faire traquer par Facebook, Twitter ou Google+. À noter que la toute nouvelle extension PrivacyBadger combine les fonctionnalités de Disconnect et de Share me not.

Vous pouvez également tester tous vos sites web préférés avec Cookiepedia, pour voir le type et le nombre de cookies sont déposés sur les machines de leurs utilisateurs (uniquement disponible en anglais). C’est ce qu’on a fait dans l’épisode 2.

« N’allez tout simplement pas sur Internet »

Mais se protéger totalement du tracking est difficile. L’industrie de la publicité travaille sur de nouvelles méthodes pour poursuivre le profilage en ligne malgré le déclin annoncé des cookies. Comme l’avait confié dans un élan de franchise un patron de régie pub, dans un article de Forbes, «Si vous ne voulez pas qu’on sache ce que vous faites sur Internet, n’allez tout simplement pas sur Internet».

Les cookies, sur lesquels se focalisent les messages d’avertissement sur nos navigateurs sont déjà technologiquement dépassés.
Le fingerprinting permet d’identifier chaque ordinateur qui navigue sur un site à sa configuration (logiciels installés, polices possédées, réglages de l’horloge…). Le site Am I Unique ? permet de jauger la précision de cet outil qui sait distinguer quasiment à coup sûr deux ordinateurs différents branchés sur le réseau. Suis-je unique sur Internet ? Réponse : oui ! PrivacyBadger dit travailler sur une méthode pour bloquer le fringerprinting.

Les trackers ont toujours une longueur d’avance

Dernière invention en date : les cookies zombies, qui renaissent de leurs cendres après avoir été supprimés par les utilisateurs. Turn, une compagnie publicitaire américaine, est parvenu à mettre au point un système qui identifie les internautes de Verizon, un fournisseur d’accès Internet, même s’ils bloquent ou suppriment les cookies. Face au tollé suscité par les révélations de Julia Angwin (interviewée dans Do Not Track) sur ces pratiques, Turn a dû renoncer et faire mourir pour de bon ses cookies zombies.

Mais la science du tracking ne cesse de progresser. Un peu comme ces nouvelles substances indétectables par les tests anti-dopages, les trackers ont toujours une longueur d’avance sur les activistes qui développent les outils pour y échapper. Traquer les trackers est un sport d’endurance.

Vincent Glad

L’utilisation de la batterie de votre Smartphone peut trahir votre position !

One vous apprend rien en disant que votre smartphone peut être utilisé par les autorités – et les espions en herbe – pour suivre le moindre de vos mouvements. C’est plutôt logique étant donné que ces appareils embarquent une puce GPS. Désactiver la puce et vous êtes tranquille, non ? Pas vraiment ! Des chercheurs parviennent à définir votre position en analysant uniquement l’utilisation de votre batterie…

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