Rien à cacher ? OK : un collectif enregistre des Américains en secret

Que diriez-vous si les blagues que vous échangez avec vos potes autour d’une bière étaient enregistrées ? Ainsi que les mots doux (et plus si affinités) que vous avez pu susurrer sur un banc, dans un parc ? Ou les discussions professionnelles, plus sérieuses, qui peuvent parfois prendre place dans un café ?

Un collectif anonyme, qui se présente comme un contractuel de la NSA, l’a fait. Ce groupe a placé douze magnétophones (siglés des trois lettres de l’agence de renseignement américaine) dans la ville de New York, les scotchant sous les tables de café, les appareils de salles de sport, ou les bancs publics. Et en a publié les résultats sur un site, We Are Always Listening, repéré par Wired.

Embarquement immédiat vers la surveillance généralisée et la société de la suspicion !

Le projet de loi sur le renseignement a été massivement adopté par les députés de l’Assemblée nationale, hier mardi 5 mai, malgré une forte opposition à droite, à gauche, et dans la société civile (associations, professionnels de l’internet, syndicats de policiers et de magistrats, …).
Comment la France peut elle faire ce qui a été dénoncé suite à l’affaire Snowden.
Comment sommes nous en train de nous embarquer vers une logique de la surveillance généralisée et de société de la suspicion ?
Refuser cette loi revient-il renoncer à lutter contre le terrorisme ? Ou au contraire, ne sommes nous pas en train de faire exactement ce que veulent les terroristes ?
Bifuraction vers une société de la surveillance et de la suspicion ? Inflexion majeure ? ou évolution constante matérialisée par l’empilement des lois sécuritaires depuis 20 ans.

Surveillance : pour une autre politique des algorithmes

« Lorsque les algorithmes sont devenus capables de détecter des comportements d’achat en ligne, je n’ai rien dit car je n’achetais que très peu en ligne. Lorsqu’ils ont détecté des comportements terroristes, je n’ai rien dit car je n’étais pas terroriste. Lorsqu’ils ont détecté des comportements de joueurs compulsifs je n’ai rien dit car je n’étais pas un joueur compulsif. Lorsqu’ils ont détecté l’ensemble de mes comportements, il ne restait plus personne pour protester. » Voilà où nous en sommes aujourd’hui, c’est-à-dire en 2015. Quelques années après 1984 de Georges Orwell, alors qu’en 1983 naissait le réseau internet tel que nous le pratiquons aujourd’hui, c’est-à-dire une interconnexion de différents «sous-réseaux».

Loi Renseignement : un expert du Big Data explique le danger de la surveillance automatisée

Un expert du Big Data expose clairement pourquoi, selon lui, la « détection automatisée de comportements suspects » prévue par la Loi Renseignement est très dangereuse. En un mot, mettre les gens dans des cases au moyen d’un algorithme forcément imparfait, ce n’est pas grave s’il ne s’agit que d’envoyer de la publicité ciblée, mais ça l’est beaucoup plus s’il s’agit d’envoyer des policiers interpeller des gens chez eux à 6 heures du matin.

La vie privée se porte bien, merci pour elle

Les inquiétudes que suscite le traitement des données numériques personnelles n’ont jamais été aussi fortes. Le spectre d’une surveillance omnisciente s’exerçant sur une société transparente hante désormais les discours publics et les représentations des utilisateurs à un point tel que l’imaginaire de liberté et de réinvention de soi qui a accompagné le développement d’Internet apparaît à certains comme une farce cruelle. D’instrument de libération, le web serait devenu l’outil d’un nouvel asservissement. Les enjeux de la protection de la vie privée et des données personnelles, il est vrai, sont d’une rare complexité et ce dossier du Digital society forum voudrait donner quelques clés de lecture pour mieux se repérer dans ce débat multiforme où nos représentations entrent souvent en contradiction avec nos pratiques.

Comment se « dégafamiser » et reprendre le contrôle de sa vie en ligne ?

Peut-on vivre, en 2015, sans emprunter les autoroutes de l’Internet accaparé par les GAFA (et même GAFAM avec Microsoft). L’Internet aujourd’hui est devenu un espace où quelques gros acteurs monopolisent 90% du trafic transformant l’internaute en un simple produit marketing. Pour Adrienne Charmet, directrice des campagnes de la Quadrature du Net, intervenue à la conférence The United states of Google il y a quelques jours, les géants d’Internet s’emparent de nos libertés individuelles. Désormais, pour ceux qui veulent reprendre le contrôle de leur identité en ligne, il leur faut penser Internet autrement et bouleverser leurs usages.

The United States of Google

Vivre sans les géants du numérique : chemins de traverse pour un Internet (enfin) maîtrisé

Peut-on vivre, en 2015, sans emprunter les autoroutes de l’Internet, ces GAFAN – Google, Amazon, Facebook, Apple et Netflix – sur lesquels se joue désormais une immense partie de notre vie sociale? Existe-t-il des chemins de traverse où avancer sans craindre de voir sa vie scrutée par les ogres des datas?

Les députés approuvent le système de surveillance du trafic sur Internet

C’est dans un hémicycle quasiment vide qu’une trentaine de députés se sont prononcés, dans la nuit de mercredi 15 à jeudi 16 avril, sur la mise en place de « boîtes noires », un dispositif controversé visant à surveiller le trafic sur Internet. Examiné depuis lundi à l’Assemblée nationale, le projet de loi sur le renseignement compte renforcer la surveillance en ligne, en passant notamment par ce dispositif, approuvé par 25 députés contre 5 à l’issue de débats houleux.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/pixels/article/2015/04/16/les-deputes-approuvent-un-systeme-de-surveillance-du-trafic-sur-internet_4616652_4408996.html#CGGskvFOpEhO1Kkj.99

Pourquoi la surveillance de masse induite par la loi sur le renseignement n’empêchera aucun attentat.

Un des arguments les plus entendus de la bouche des défenseurs de cette loi est « si nous ne la votons pas, nous serons responsables du prochain attentat ». Autrement dit « vous autres, opposants, vous faites les complices du terrorisme ».

L’argument porte, comme tous les arguments bassement populistes qui parlent aux tripes plutôt qu’à la cervelle.

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