Ma vie disséquée à travers mes données personnelles

La NSA. Google. Les opérateurs téléphoniques. Nos banques… Du lever au coucher, on sait depuis quelques années que nos vies se copient en temps presque réel dans des bases de données, parfois sans notre véritable consentement.

A quoi ressemble une vie contemporaine, et donc numérisée ? Dessine-t-elle un portrait fidèle de ce que je suis ? Est-ce même encore possible, en 2014, de le savoir ?

Accéder à ses propres données personnelles, le parcours du combattant

Saviez-vous que vous pouvez connaître le détail des informations vous concernant dans n’importe quelle base de données ? C’est ce qu’on appelle le droit d’accès, et il est garanti, tout comme celui de rectification ou de suppression, par la loi de 1978 relative à l’informatique et aux libertés. Nous avons tenté d’exercer ce droit. Et c’était loin d’être évident.

Recherche confiance désespérément

A l’heure du tout Internet ubiquitaire, de la parcellisation du journalisme et des médias, d’un public de plus en plus coproducteur, les promesses des débuts du web, lieu de partage, d’innovations et d’ouverture au monde, doivent être rappelées. Que les données, matières premières de l’ère de l’information, soient utilisées pour mieux servir le public. Et que soit étendue au numérique la relation de confiance placée jusqu’ici dans son expérience TV. La confiance est bien au coeur de la mission du service public audiovisuel.

Du droit à violer la vie privée des internautes au foyer

Les sites web que vous visitez, les recherches que vous faites sur Google, une bonne partie de ce que vous partagez sur Facebook en particulier, et l’Internet en général, sont des données personnelles qui relèvent de votre vie privée.

L’exploitation de nos données personnelles, considérées comme le “pétrole du numérique”, est l’un des principaux business modèle de l’économie numérique, eldorado financier que se disputent les géants du web, du tracking comportemental et de la publicité personnalisée. De plus en plus nombreux sont ainsi ceux qui voient Facebook, Google et les autres marchands de données personnelles comme autant de Big Brother en puissance.

« J’ai 60 ans et je suis enceinte » : la vie à travers les yeux de Google

L’autocomplétion propose automatiquement un prolongement de ce qu’on tape dans un moteur de recherche, en fonction de la popularité des requêtes.”A partir de milliards de recherches, Google a établi le profil type de ses utilisateurs et se fait le reflet des préoccupations de l’être humain.

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