Ce que mes livres numériques balancent sur moi
« Chaque jour, les gestes que nous posons laissent des traces », explique Martine Éloy, militante au sein de la Ligue des droits et libertés. Même si nous n’avons rien à cacher, certaines informations que l’on donne au quotidien sans le savoir pourraient avoir des conséquences. Pour en discuter, Catherine Perrin reçoit Martine Éloy, de même qu’André Mondoux, professeur à l’École des médias de l’UQAM.
Sous prétexte de favoriser la culture de la transparence, nous sommes en train de bâtir un véritable business model : celui de l’exploitation des données personnelles. Jusqu’où aller sans atteindre aux libertés fondamentales ?
Et dès lors s’ouvrent de fabuleux nouveaux marchés, au-delà du contrôle gouvernemental, de la surveillance et du reste: nos données de santé, nos opinions, notre consommation d’énergie, j’en passe et j’en oublie, pourront très vite faire l’objet d’un business bien juteux vis à vis de, qui sait, nos assurances, nos représentants politiques, nos fournisseurs d’énergie, pour que ces derniers puissent à loisir adapter qui ses tarifs, qui sa clientèle et qui encore son discours, pour mieux nous plaire, nous sélectionner, ou nous punir.
Selon une étude publiée en septembre, 4,9 % des internautes dans le monde ont installé un bloqueur de publicité (dispositif empêchant d’afficher les publicités dans les sites web), un chiffre en hausse de 69 % en un an.
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