« Jamais, même sur mon lit de mort, je ne lui dirai que je l’ai espionnée »
GPS dans les cartables, mouchards dans les portables… Ces “Big Mothers” surveillent les faits et gestes de leurs rejetons. Un pistage qui se retourne parfois contre elles.
GPS dans les cartables, mouchards dans les portables… Ces “Big Mothers” surveillent les faits et gestes de leurs rejetons. Un pistage qui se retourne parfois contre elles.
De John Stuart Mill à Mark Zuckerberg, comment la définition de la « vie privée » ou « privacy » a-t-elle évolué ? Entretien avec Antonio A. Casilli (Télécom ParisTech / EHESS).
Les dispositifs permettant de suivre ses enfants à la trace sont à la mode. Non sans poser de lourdes questions pédagogiques, éthiques et juridiques.
“Une fois que nous avons supposé que la publicité est le modèle par défaut de l’internet, l’étape suivante est évidente : nous avons besoin de plus de données pour créer des annonces ciblées qui semblent plus efficaces.”,
« Ce qui m’inquiète c’est que des entreprises puissent délibérément faire la promotion de quelque chose qui mette les gens au-dessus des lois », a-t-il expliqué à propos des nouveaux systèmes de protection des données.
Les consommateurs se disent prêts à partager leurs données personnelles si c’est fait avec transparence et à condition qu’ils en retirent un intérêt.
« Chaque jour, les gestes que nous posons laissent des traces », explique Martine Éloy, militante au sein de la Ligue des droits et libertés. Même si nous n’avons rien à cacher, certaines informations que l’on donne au quotidien sans le savoir pourraient avoir des conséquences. Pour en discuter, Catherine Perrin reçoit Martine Éloy, de même qu’André Mondoux, professeur à l’École des médias de l’UQAM.
Le festival Transmediale accueillait à Berlin du 28 janvier au 1er février de nombreux plasticiens et créateurs qui interrogent le rapport que nous entretenons avec les différentes manières dont nous sommes surveillés en ligne.
Sous prétexte de favoriser la culture de la transparence, nous sommes en train de bâtir un véritable business model : celui de l’exploitation des données personnelles. Jusqu’où aller sans atteindre aux libertés fondamentales ?
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